Ces méthodes qui réunissent le corps et l’esprit : La méthode Feldenkrais®

De plus en plus, le monde scientifique met en évidence les mécanismes qui confirment que chacun de nous possède d’importantes capacités de prévention et de guérison de la maladie.

 

Les émotions positives, la relaxation, le toucher, déclenchent des mécanismes psycho-neuro-immunologiques qui permettent de répondre de façon plus efficace à toute forme de déséquilibre qu’un individu rencontre au quotidien. Pour réduire le mal-être de notre époque (stress, contraintes, accident, dépression, vieillissement...), seul un changement d’attitude au quotidien permet de résoudre le problème à sa base de manière efficace et durable. Cela suppose de définir ses priorités, d’identifier ses besoins essentiels, de modifier son attitude et de respecter la sensibilité de son corps.

La méthode Feldenkrais est une de ces approches complémentaires qui favorisent la mise en en route des mécanismes d’éveil et de respect de la sensibilité permettant de modifier ces comportements.

En développant cette intelligence corporelle, la méthode Feldenkrais comme d’autres méthodes d’éducation somatique, véhicule deux messages essentiels. Le premier insiste sur le fait que nous pouvons trouver des solutions en nous-mêmes, dans notre organisation corporelle. Le second rappelle que nous pouvons évoluer et changer tout au long de notre existence, particulièrement si les transformations sont inscrites dans la réalité du corps.

Felden quoi ?

"Que faites-vous dans la vie?"

"J’enseigne la Méthode Feldenkrais®"

"Felden-quoi?"

"Feldenkrais. C’est une méthode de re-éducation, du nom de la personne qui l’a développée, Moshé Feldenkrais."

Difference entre Yoga et Feldenkrais®

“Souvent, quand on commence à expliquer à  quelqu’un en quoi consiste la méthode Feldenkrais, de manière  simplifiée, on dit que c’est une méthode dans laquelle on réalise des  mouvements lents pour apprendre à mieux se mouvoir, et là les gens  disent : « ah c’est comme le Yoga ! » Comme un besoin de comparer ce qui est  inconnu à quelque chose qui l’est justement.

Peu de personnes  connaissent vraiment ce qu’est profondément le Yoga, et celles qui  mettent dans le même sac Yoga et Feldenkrais ne connaissent ni l’un ni  l’autre. L’objet de l’article d’aujourd’hui est d’expliquer quelques différences fondamentales entre le Yoga et la méthode Feldenkrais. 

"Le corps et l'esprit sont très étroitement connectés"

Aujourd'hui, nous savons que le corps et l'esprit ne sont ni la même chose ni deux choses totalement séparées : ce sont deux entités différentes mais très étroitement connectées. Nous comprenons désormais le corps non comme un empilement d'organes sur lequel régnerait le cerveau, mais comme une entité complexe et subtile, siège d'une foule d'interactions.

Tout d'abord, parce que le corps représente une source considérable d'informations et d'outils pour permettre à l'esprit de bien faire son travail : par exemple, l'attention prêtée aux messages corporels est une aide précieuse.

Mon corps, mon ami

Encore relativement confidentielles en France, (le Rolfing, la méthode Feldenkrais et la méthode Alexander) commencent pourtant à conquérir de plus en plus d’adeptes chez celles et ceux qui cherchent des réponses à des situations de mal-être délaissées par la médecine traditionnelle. Et découvrent, en chemin, un nouveau rapport à leur corps et au monde. « Les Américains en sont très friands ; la plupart des assurances préfèrent les prendre en charge plutôt que d’avoir à faire face à des dépenses de santé plus importantes », remarque ainsi Hubert Godard.


Catherine, 49 ans, comédienne et coach, éprouvait « toujours une gêne quelque part, tantôt dans l’épaule, tantôt ailleurs, rien de grave ou qui justifie que je consulte. Quand j’en parlais à mon médecin, il me disait que ça allait passer. Les cours de Feldenkrais m’ont permis de comprendre que je maltraitais mon organisme en lui imposant une cadence qui ne lui convenait pas. J’étais en train de m’user de façon prématurée. J’ai commencé à réfléchir différemment. »


Depuis qu’elle suit des cours de Feldenkrais, Laurence, 48 ans, élue locale parisienne, se surprend souvent « dans la rue, dans le métro » à se demander comment elle se tient. « On comprend que tel mouvement relie l’épaule à la cheville, le pied à la tête. On se met à l’écoute de son corps, c’est très intime et en même temps cela conduit à une meilleure ouverture au monde. »


« Avant, je passais mes week-ends à récupérer ; ce cours me procure un regain d’énergie, j’en sors défatiguée ; j’en profite pour faire de la randonnée ou du vélo le dimanche. »

Redevenir maître de son attention

Notre comportement est en partie déterminé par l'objet de notre attention, souvent selon des automatismes forgés tout au long de notre existence. 

 

Toute capture de l'attention par un élément extérieur (ou intérieur, par exemple les pensées...) va naturellement influencer notre comportement et d'une certaine manière.

 

L'attention est avant tout sélection. Un phénomène étonnant connu sous le nom de "clignement attentionnel" révèle qu'à chaque capture de l'attention, notre système exécutif est momentanément indisponible pendant une durée minimale de l'ordre de la demi-seconde, le temps de "digérer" son objet d'attention. Il apparait donc clairement que l'attention est une ressource limitée et précieuse, produite à chaque instant au sein de la mécanique la plus évoluée qu'ait produite l'évolution: le système exécutif du cerveau humain. Cette ressource est donc, d'une certaine façon, le joyau de l'évolution.

 

Il n'est donc pas vrai que nous décidons librement de l'orientation de notre attention, car celle-ci est constamment bousculée par les stimuli qui bombardent nos sens, tel un voilier soumis en permanence aux vents et aux courants. Comment dès lors, éviter que notre attention ne soit manipulée?

 

Les bons marins choisissent quant à eux d'apprendre à s'adapter à la violence des forces de la nature pour les retourner à leur avantage. Dans le cas de l'attention, il est aussi possible d'apprendre à naviguer, pour cesser de succomber aux forces extérieures qui orientent l'attention et pour au contraire les absorber et rediriger cette énergie en direction de ce que l'on estime important.

Pourquoi faut-il bouger ?

Le mouvement stimule tous les systèmes de notre corps. Quand on ne bouge pas assez à cause de notre mode de vie sédentaire, cela amène premièrement au raccourcissement musculaire (manque d’élasticité, tension) et à l’affaiblissement osseux (l’os a besoin d’une certaine pression régulière pour maintenir sa structure). Cela affecte l’état d’esprit et le bien-être général.

La sédentarité renforce le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète, d’obésité, d’hypertension artérielle, d’ostéoporose, de troubles lipidiques, de dépression et d’anxiété.

Parmi les mesures préventives on peut citer : une activité physiques modérée 20 minutes par jour (marche, circuler à vélo, mouvements doux), l’arrêt du tabac et une alimentation équilibrée.

C'est bon pour le coeur, pour les articulations et pour la tête !

Lorsqu’on parle d’activité physique, on pense uniquement poids et silhouette. On a tort. Il s’agit aussi de bouger son corps pour éviter la surchauffe mentale ! Car, lorsque les pensées se bousculent, mais que le corps fait du surplace, rien ne va plus. Pas besoin, pour autant, de s’épuiser. Il suffit de bouger assez pour évacuer les tensions et des idées parasites.

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Un peu de douceur dans un monde de bruit

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